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» Votre Carrière

 

Copyright Robert Cordier 2005 ©  

Tout comme Flaubert disait « Madame Bovary, c’est moi, » dites vous ceci : «  Ma carrière c’est moi ! » Belle, glorieuse ou ratée, ça sera vous, votre caractère et votre désir de réussite, sans jamais plier les ailes, sachant que si votre ténacité à la gagne qui, ainsi que l’aimant le fer attire la chance, compte immensément, elle n’est pas tout. La valeur profonde de l’acteur, son succès éventuel étant tous deux fortement liés à la richesse de sa personnalité, et à sa force de caractère ; à sa volonté alliée au talent qu’il possède.

 

Emission sur Acting International sur Direct 8.

 

Le métier de théâtre diffère de beaucoup d’autres professions parce qu’il est une manière de vivre. C’est un métier, oui. Mais de ce métier, de cette façon de vivre, la pratique essentielle est dans : le renoncement de soi

                                                                           pour l ‘avancement de soi-même.

 

Le besoin de jouer d’un jeune acteur est plus fort que la mort. On pourrait penser que cette ambition est un désir de vanité, motivée par le fric, une série à la télé, le succès ; le fantasme de voir sa tronche sur l’arrière train des autobus. Même si l’acteur déclare que c’est ça qu’il cherche, la vérité n’est pas tout à fait là. La vérité vraie est celle-ci : il veut redonner au monde un peu d’une certaine abondance du cœur qu’il « hume » en lui. Ce jeune acteur se bat pour une façon de vivre, plus juste et plus riche que ce monde dans lequel on vit. Il va choisir de devenir ce qu’il est ou ce qu’il sera en maintes circonstances. « Ecoute, mon ami. Tu as pris une grave responsabilité envers toi-même, envers les autres, envers l’art dramatique – théâtre ou cinéma – envers l’esprit et envers Dieu.» (*) Sans nulle frilosité, tu vas devoir te battre comme un lion et, corps et âme, devenir un provocateur habile et implacable de la chance.

 

Il faut ainsi suivre sa pente, mais en montant : ne pas courir castings et maigres cachets avant que d’être prêt. Avant d’avoir appris une technique de base qu’il est indispensable d’acquérir il faut éviter les stages spécialisés de courte durée. Une telle pratique est nulle. Nuisible au jeune talent, elle lasse et casse le comédien- né. Une bonne formation doit se faire dans la continuité. C’est une mise en confiance essentielle de vous-même; un ‘drill’ de tous les jours, l’apprentissage du don de soi, en classe ou ateliers et dans la vie, toujours prompt à l’observation .Un entraînement vrai et pro -- pas de ficelles ! -- dispensé par de bons ouvriers fervents et avérés de la scène et de l’écran. Un suivi de votre talent inné. Une consolidation sur le temps de votre créativité, cette créativité qui n’est jamais confortable.

 

A gauche: R. Cordier avec Gérald Laroche, acteur, un ancien élève (« A Cran »  / France 2, « Fanfan La Tulipe» , « La Boite noire », produit Luc Besson...)

 

Il faut apprendre à se dépasser. Comment ? Pour apprendre il faut oser se chercher, ouvrir tous ses placards. Se trouver dans sa voix, dans son corps ; s’inventer et se servir de soi-même à travers et en fonction de l’autre, tant il est vrai que l’on ne peut se découvrir qu’à travers les autres et, de façon imaginative, dans le texte des grands rôles. Pour être à même de faire carrière, le comédien doit savoir respirer et acquérir la science de se servir de sa respiration, savoir se faire entendre grâce à une bonne action vocale et pour cela acquérir une bonne diction. L’ACTEUR EST SON PROPRE INSTRUMENT, il est peintre et pinceau, bailleur et locataire tout à la fois. Il doit ne jamais oublier que son corps est sa vie. L’âme y vit la sienne. Grand mystificateur, possesseur d’un secret, l’acteur s’aguerrit à brûler les planches. Il doit viser à  devenir un artiste conscient du jeu des jeux & des leurres qu’il propose ou il ne  jouera pas, ni ne fera carrière.

 

Votre premier choix décisif, la clef originelle d’une carrière réussie, est le bon choix d’une école de pointe (Acting n’est pas la seule) ; un espace de travail sain, créatif et ouvert au meilleur de vous-même. Une école  où vous pourrez forger vos outils de jeu et les rendre efficaces, confrontés à d’autres jeunes acteurs, à des professeurs émérites et pros, à des séances de tournage en conditions professionnelles et au public des spectacles -- répétitions sérieuses, costumes, lumières, musique -- de fin d’année. Sans une insertion dans plusieurs spectacles au cours de vos études, sans sa reproduction sur une série de représentations, il ne peut y avoir d’apprentissage du METIER de théâtre et du cinéma. Le métier est la plus positive acquisition de la culture, elle-même un chatoiement de bonheur et de joie de vivre.

 

A droite: Xavier Durringer, écrivain, metteur en scène, réalisateur, un ancien élève. en interview avec R. Cordier après le succès en 2005 du "Chok Dee" vendu dans 75 pays.

 

Vos outils de travail une fois acquis et, ô paradoxe ! votre propre technique comme oubliée votre premier job d’acteur consistera à vous faire ‘engager’ sur une pièce, dans une troupe, pour un clip ou dans un film : court, moyen ou long. Pour réussir à travailler et devenir autant apte à la vie qu’aux remous et exigences de la jungle fabuleuse du théâtre et des écrans trois choses sont indispensables, mais des trois i : imagination, industrie et intelligence, la meilleure des ces armes, ‘Y’a pas photo !’, c’est l’imagination.

 

Jouer en tant qu’expression contient une fleur au suc rare – une satisfaction de l’âme – ceci pas peu concret, peut paraître fumeux, pourtant votre jeu a besoin de ce suc pour grandir et s’exprimer sans baisse d’âme vers le haut, pas vers le bas. Jouer est un jeu, certes. Mais si l’on ne saisit pas que ce jeu est une chose sacrée, une des plus hautes expressions du cœur même de l’humain, c’est à dire une forme d’art, la pire des confusions s’installera, s’ajoutant, humainement parlant, aux absurdités arbitraires et aux impostures du monde actuel.

 

Rebecca, Directrice d'Agence de casting Rebecca, Interview sur Acting International

 

Petit briefing, sous forme de questions et réponses, vers une carrière 

 

Question : Comment devient-on comédien.

Réponse : On ne devient pas comédien : on l’est ou on ne l’est pas. Si on ne l’est pas d’emblée on ne le deviendra jamais.

 

Question : C’est quoi être acteur ?

Réponse : C’est une disposition physique, nerveuse et mentale qui permet à tel ou tel individu de jouer et de faire vrai poétiquement dans des situations imaginaires. C’est un goût, un désir qui devient vite un besoin impératif. Une capacité d’augmenter en soi la  vie, une ardeur à écouter son partenaire. A se laisser porter par lui et le texte. La voie expresse de l’invention, par laquelle le bon acteur propose et se libère de ses peurs, devenant par là libre d’agir.

 

Question : Comment passe-t-on professionnel » ?

Réponse : En se comportant comme un professionnel. L’on doit travailler, étudier, et manger de la vache enragée comme un professionnel. Jouer requiert beaucoup de rigueur, de discipline et d’humilité. Un pro doit être à l’heure et se sentir à l’heure.

 

Question : Comment une jeune personne peut-elle savoir si elle peut devenir un acteur ?

Réponse : Vous ne devriez devenir acteur que si vous ne pouvez vivre sans jouer. Si vous allez mourir spirituellement si vous ne devenez pas acteur, ou bien si rien d’autre ne peut faire votre bonheur. Entrer dans la profession me semble souvent équivalent à se faire admettre de plein gré dans un asile d’aliénés. Tout le monde peut être candidat, mais seuls les fous certifiés peuvent entrer.

 

Question : Mais encore ?

Réponse : Il faut avoir la peau dure. Alors qu’il s’agit de se mystifier soi-même, il faut oser foncer. Copeau disait : « Je ne sais plus quel cavalier émérite, comme on lui demandait le secret des bonds extraordinaires qu’il faisait exécuter à sa monture : ‘Je commence, répondit-il, par jeter mon cœur par-dessus l’obstacle.’ »

 

Question : C’est quoi le talent ?

Réponse : Le talent c’est comprendre, c’est un sens qu’on a de l’effort. Du faire vrai. D’emplir de réalité du faire, de poésie ce qui se fait et dit sur scène. C’est le don de se posséder pour s’offrir en sacrifice. De l’effort. Celui de lire, celui d’écouter, celui de dire et de jouer dans le prolongement de ce qui vient d’être dit. La capacité de travail, d’un efforcement animal pour obtenir l’indispensable disposition au jeu, atteindre et jouer un rôle. C’est aussi le sentiment de mourir de ne pas jouer. Mais, mais le talent, c’est surtout d’avoir quelque chose à exprimer. Pourtant, c’est souvent quand il n’est pas là, quand son manque seul existe que l’on se rend compte qu’il est tout … ou presque.

 

Question : Un jeune acteur, pour se lancer,  devrait-il faire du cinéma d’abord ? De la télévision ? Du théâtre ?

Réponse : Le Théâtre est un monde, le Cinéma en est un autre, le Paradis, le théâtre sans effort où …tout est possible. Mais, il faut d’abord que ce Paradis veuille de vous. Quant à la télévision, elle est, hélas!trop souvent alimentaire. Mais l’important c’est de faire à fond ce que vous faites : être là tout -- entier. Sans jamais faire n’importe quoi. Le jeune acteur n’est pas une nouvelle marque de baskets qu’on lance. Ne faites pas de l’art sans art. C’est souvent ce que l’on ne fait pas qui fait la différence. Et puis, où que ce soit que l’on joue : théâtre, cinéma, télévision, radio, il faut être tel qu’on est, de plein pied avec soi-même, sinon l’acte humain fondamental du jeu est faussé. On imite, on est dans la cacherie, on s’engouffre dans un métier d’utilisation.

 

Question : La chance ?

Réponse : Elle intervient puissamment dans le destin d’un acteur. Mais ne la traitez pas par-dessus la jambe. La chance aime que l’on s’occupe d’elle. C’est une femme. Il faut lui rendre grâces et surtout la mériter. Elle déteste qu’on la traite avec désinvolture.

 

Question : Sans la chance peut-on s’imposer ?

Réponse : Il n’y pas de talent méconnu. S’il est mêlé au courage le talent s’impose. Le vrai talent est chose si rare qu’il finit presque toujours par s’affirmer. Mais … il faut de la patience et trop souvent… on plie bagage trop tôt. Là est le grand problème. C’est désolant. Il faut durer, même dans la déche.

 

R. Cordier: répétition

 

Question : Etre acteur, est-ce un métier heureux ?

Réponse : Dans le succès, rien ne l’égale. Il est passionnant. Il faut y mettre la joie, la joie éclatante et lumineuse du travail lui-même. Il y a des talents heureux. Dans la médiocrité, même si l’on est professionnel, c’est le pire des métiers. Mieux vaut être à la cloche que de s’exposer aux affres et horreurs d’une carrière ratée à la scène ou à l’écran.

 

Question : Et l’imagination dans tout cela ?

Réponse : L’imagination est un muscle et l’arme de guerre primordiale de l’acteur qui se doit de muscler tout ça sans répit, comme Rocky Balboa ses biscotos.

 

Question : Comment ?

Réponse : En dévorant pièces et romans : Cervantés, Balzac, Gogol, Dostoïevski, Proust, Fitzgerald, Céline, Sartre, Coelho… et surtout Dickens  sources inépuisables de l’étude du comportement;des poèmes classiques et modernes ; en lisant les sonnets de Shakespeare à haute voix. La poésie, riche nourriture de l’âme, nous plonge dans l’inconscient : celui seul qui crée. En regardant les tableaux des maîtres du passé et les modernes ; en écoutant de la musique, vivant ses rythmes et mélodies en soi .Bref, en observant tout : les détails de la vie quotidienne, la mer, le feu, les nuages, les étoiles au ciel, les gens et leurs lubies ; la plasticité des arbres et des oiseaux dans les vents, etc.

 

Question : C’est important l’observation ?

Réponse : Clé ! L’observation est création. Un acteur doit voir, voir qui est d’inventer. Observer, plonger au  fond de l’âme de l’autre. C’est l’art d’agir sur les hommes : le fonds de commerce de celui qui fait qu’on regarde ce qu’il fait et dit : l’acteur.

 

Question : Et la patience ?

Réponse : Ne mets pas trop tôt sur le marché le fruit de ton travail. Sois sûr d’abord que tes premiers gains ne te permettent d’appartenir qu’à ton travail, à tes idées, tes idéaux, non à la gloriole du mois.

 

Question : Un acteur devrait-il prendre un agent tôt dans sa carrière ?

Réponse : Un agent peut être une arme à double tranchant. Mais … ne pas en avoir peut aussi relever du suicide, surtout quand on débute, le métier au ventre, prêt à jouer.  Mais, il faut savoir qu’un agent n’obtient pas nécessairement des engagements pour l’acteur, c’est l’acteur qui doit se mettre en réseau pour trouver du boulot ; une fois qu’il a trouvé un engagement, l’agent négociera son contrat pour lui. Un débutant devrait faire gaffe  et ne pas signer avec n’importe quel charlatan. Sachez ceci : il n’y a pas de raccourci.

 

Question : Conseils ?

Réponse : Efforcez-vous à rester positif et de bonne humeur. Râler n’aide en rien. Si vous avez un agent apprenez à entretenir une relation joyeuse et optimiste avec elle ou lui, lui racontant telle ou telle bonne nouvelle à propos d’un casting, d’un projet en cours, etc. Faites-lui sentir que vous deux êtes un ‘team’. Soyez serviable, assumez pertes et profits, vos responsabilités. Créez une relation ludique, de bonne augure et de partage avec votre agent.

 

Question : Finalement, quels sont les critères de base pour réussir ?

Réponse :  Il y a les « cinq (5) Ds, » qui sont : désir, ‘drive’, détermination, dédié à sa profession, et discipline. Il est nécessaire de posséder toutes ces qualités en énormes quantités si l’on veut réussir en tant qu’acteur.

 

Question : La grande question reste quant même : « Comment réussir ? »

Réponse : C’est une profession de fanatique, continuellement au vrai de la chair dont il faut trouver les clés, miraculeuses ? pour éviter de rentrer dans le mur.. Un métier où seule la folie lucide mène à la plénitude. Si vous devez le faire, vous le faites, point barre. Devenir acteur demande un entraînement, un dur travail, l’élan de se sauver soi-même pour se donner au rôle. Il faut aller au charbon : contacter pour bosser absolument tout qui bouge, être démerdard et… dégotter cet engagement. Tout en gardant, pas toujours du gâteau ! une attitude active et positive envers la vie qui nous enserre. Foncez, allez dans les bureaux des boîtes de production ! Efforcez vous à rencontrer des gens qui peuvent vous aider à avancer. Créez vos propres opportunités, posez des questions autour de vous. Apprenez chaque jour. Vivez votre vie comme un film plein de rebondissements. Jouer est l’art de la persuasion. L’acteur persuade le public en se persuadant lui-même à croire en ce qu’il fait. Pour obtenir une audition, passer le casting, vous devez persuader quelqu’un de jeter un regard sur le ‘produit’ que vous ‘vendez’, vous-même. Les producteurs, les auteurs, les metteurs en scène et les réalisateurs; les agents, les agents de casting et les directeurs de compagnies sont tous, et pas peu, des commerciaux. Vendre fait partie de la vie dans notre métier, comme dans tant d’autres. Les coups, les productions de pièces et de films sont échafaudés par des vendeurs. Ces vendeurs sont par nécessité ouverts aux gens de même farine. A moins qu’il n’y ait des Dobermans devant elle, une porte existe pour être ouverte. Derrière cette porte il y a un vendeur ou une vendeuse qui comme vous fait dans la vente et achat.

 

Question : C’est tout ?

Réponse : Ne paûmez jamais votre âme. Surtout, apprenez suffisamment pour que vous puissiez toujours jouer mieux et être, chaque jour fin prêt à le faire. Bossez, bossez, prévalez contre l’adversité ! Vous gagnerez si vous le voulez vraiment, ce métier qui prend plus qu’il ne donne jamais reste malgré tout … le plus beau du monde !

 

--Robert CORDIER

 

A droite: Piotr Fomenko, le grand maître international en Master Class  chez Acting.

 

Ils vous disent

 

 

« La réalité de tous les jours ne suffit pas à l’acteur. Il doit trouver une forme d’art à travers laquelle il peut exprimer cette réalité – la vie ! Quand il devient acteur, ou  comédien, il acquiert  une indépendance et une habilité à grandir aussi longtemps qu’il sera en vie. Même si vous lui enlevez ses planches ou son tréteau, il grandira ; il a les outils, le training, et la discipline. Grandir est son vœu le plus cher, son plus grand besoin quand il dit : « Je veux être un acteur. » -- Stella ADLER

 

« On est comme le pain et pas comme un bonbon. Il faut être comme le pain, qui ne fait pas le beau, qui est comme il est et qui ne se défend pas. Et dans cela même il y a une grande foi. Comment aller vers le frère, comment en appeler au frère comme on en appelle à Dieu ? Et encore : comment devenir frère ? où est ma naissance de frère ? » --Jerzy GROTOWSKI

 

« Là où fait défaut l’abondance du cœur, elle est remplacée par de maigres intentions intellectuelles. » -- Jacques COPEAU

 

« …les trois as. La trilogie magique qui fait le comédien de génie : la présence, la vérité, l’invention. » -- Michel SERRAULT

 

« Peut-on interpréter impersonnellement ? Le moyen d’expression ne peut-être que personnel. Et c’est la vérité et la plénitude des expressions qui nous stupéfie et nous comble… C’est dans la poésie, cet arc-en-ciel de la vérité, que les hommes peuvent se rencontrer et se reconnaître. » --- Ludmilla PITOEFF

 

« Comment s’exercer dans la concentration ?

La concentration existe quand on ne la cherche pas, quand on est happé par ce que l’on a à faire. Quand vous aimez quelqu’un et que vous lui faites l’amour, pensez-vous à vous concentrer ? Ce que l’on fait, il faut le faire jusqu’au bout. Il faut s’y donner tout entier, en franchissant les barrières admises, de façon palpable, pour de vrai. Alors il y a concentration. Quand il y a don , il y a concentration. »-- Jerzy GROTOWSKI

 

« Ce qu’on attend de l’acteur :

1. Il doit savoir ce qu’il fait à tel instant de la scène et pourquoi ;

2. I doit avoir un ‘passé’ ;

3. Il doit développer, au et à mesure des répétitions, des relations sûres avec ses partenaires ;

4. Il doit désirer et agir selon les indications de l’auteur (on considère comme acquis que l’acteur a reconnu ces désirs et ces actions comme les seuls possibles et logiques pour le personnage) ;

5. Il doit connaître son texte.

Et c’est tout.  Je l’affirme et je suis prêt à le prouver si nécessaire. »-- Evgueni VAKHTANGOV

 

« Le comédien, quelque souple qu’il soit , n’est pas une marionnette. Il a toujours été et reste encore un personnage déroutant pour son observateur et pour lui-même quand il tente de démêler cet écheveau d’émois, d’intuitions, de réflexes et de volonté qui sont ses invisibles instruments de travail. Ambiguë est sa situation sociale, ambigus ses moyens de création. Cette double ambiguïté conditionne son comportement et son travail. Mis à l’écart de la société, toujours «’ en marge ‘, il est pourtant l’idole des foules. Il fut excommunié, écarté de la sépulture chrétienne. Ces temps semblent révolus. Il n’est pourtant pas encore incorporé. » ---Sylvain DHOMME

 

« En dépit de tout ce que cette affirmation peut avoir de révoltant ou d’affligeant, il n’y a, qu théâtre, qu’un seul problème, si l’on peut désigner ainsi ce qui sera toujours une énigme : le succès. »-- Louis JOUVET

 

« Tu sais, Bobby, l’outil le plus important de l’acteur pour gagner c’est son détecteur de merde ! » Marlon BRANDO à Robert CORDIER (Hollywood 1962)